Voilà un film que je devais visionner depuis un petit moment, il faut dire qu’on en avait beaucoup parlé lors de sa sortie dans les salles obscures en novembre 2014… Je ne savais pas comment attaquer ce billet sans trop vous en dévoiler sur le scénario du film, donc vous proposer le synopsis officiel me paraît un bon compromis :

Le film raconte les aventures d’un groupe d’explorateurs qui utilisent une faille récemment découverte dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire.

Ce que ce synopsis ne dit pas, c’est que l’objectif premier du voyage est de trouver une nouvelle planète habitable pour l’humanité, car la Terre est clairement en fin de vie. La mise en place de ce décor assez « plombant » explique sans doute que le film démarre sans trop se presser : on y découvre Joesph Cooper (Matthew McConaughey), un ancien pilote de la NASA reconverti malgré lui dans l’agriculture, qui tente de faire face auprès de sa famille à d’énormes crises climatiques qui provoquent des pénuries de nourriture.

interstellar 3

Une fois que le film atteint sa « vitesse de croisière », on ne voit pas trop le temps passer. Je ne suis pas forcément un dingo des films de science-fiction, pourtant je me suis laissé bercer par ce « petit » voyage dans l’espace, qui dure tout de même près de 2h50 ! On suit alors les pérégrinations interstellaires de Joseph Cooper et une équipe d’astronautes (dont Amelia Brand, incarnée par Anne Hathaway) : certains passages ne sont pas sans rappeler d’autres films du même acabit, mais j’ai lu après coup que « Christopher Nolan a avoué avoir réalisé ce film dans le but de rendre hommage aux films de science-fiction qu’il regardait quand il était petit » (merci Wikipédia). La bande originale de Hans Zimmer fonctionne évidemment plutôt bien (c’est une valeur sûre…), si bien que je me suis surpris à angoisser un peu avec les personnages lors de certains passages.

Je vais m’éloigner un peu de la critique ciné, et j’ai souvent moi-même du mal à voir clair dans ce genre de choses… Mais à plusieurs moments du film, je me suis dit : « Et si c’était possible ? ». Il faut dire que quelques jours auparavant, j’étais justement tombé sur un reportage qui traitait de la théorie du trou de ver. Cet objet spatial dont l’existence n’est pas avérée est le pivot du scénario d’Interstellar : il formerait un raccourci à travers l’espace-temps, permettant ainsi le voyage d’un point de l’espace à un autre, d’un point à l’autre du temps et le voyage d’un point de l’espace-temps à un autre (oui, rien que ça…). Si vous voulez vraiment en savoir plus sur le sujet, cliquetez par ici, les explications sont bien ficelées !

interstellar 2

Interstellar n’est pas le film du siècle à mes yeux, néanmoins je trouve que les frères Nolan ont plutôt bien réussi leur pari : à mi-chemin entre scénario tiré par les cheveux et théorie astrophysique, ils nous confient avec ce film toutes les pièces d’un puzzle qu’il est difficile d’achever, et dont on ressort les neurones un peu chamboulés et songeur. Si mon avis reste en demi-teinte, c’est sans doute aussi à cause du sujet traité, assez complexe : on se surprend parfois à hésiter entre fascination et envie de crier « N’importe quoiiii ! ».

Je finis ce billet avec une anecdote : la famille du héros se retrouve plusieurs fois confrontée à des tempêtes de poussière impressionnantes (sur Terre, hein…). Je me suis aperçu après le visionnage du film que ces phénomènes appelés « Dust bowls » ont vraiment existé dans les années 1930 aux Etats-Unis.

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