Ce week-end vient d’être inauguré « La nuit américaine », septième refuge périurbain que Bordeaux Métropole (ancienne CUB – Communauté Urbaine de Bordeaux) met à disposition des habitants de l’agglomération bordelaise. Cette chouette initiative a été imaginée par le collectif Bruit du frigo, en collaboration avec Zébra3/Buy-Sellf, avec le soutien financier de Bordeaux Métropole et la participation des communes concernées. Pour la petite histoire, Bruit du frigo  propose également des randonnées périurbaines dans le cadre de « L’été métropolitain » (là aussi, c’est complet pour cette année mais restez aux aguets…).

Voici d’abord une carte des refuges périurbains sur la métropole bordelaise :

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Voici comment le site officiel explique l’origine du projet des refuges périurbains :

D’humeur vagabonde, un jeune architecte (NdA : Yvan Detraz, directeur de Bruit du frigo) a un jour imaginé un ensemble de refuges qui permettrait de faire à pied le tour de la métropole bordelaise. Dans le prolongement de ses pérégrinations, un nuage s’est posé à Lormont en 2010, puis une famille de hiboux est venue nicher en bord de Garonne béglaise, une étoile est tombée au beau milieu d’une clairière à Floirac… la collection des refuges périurbains était lancée.

Chaque refuge est différent des autres, par son environnement naturel bien sûr, mais aussi par son architecture. Je trouve qu’il y a eu un gros travail de réflexion et création sur l’aspect extérieur et l’aménagement intérieur des refuges, sans compter la réalisation technique qui est également à saluer !

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Photographies : Bordeaux Métropole, Anthony Rojo, Bruit du Frigo, Zébra3/Buy-Sellf, Anne Leroy, Stéphane Tidet, Olivier Crouzel.

Depuis le lancement de l’opération, j’ai eu la chance de tester 3 de ces « nids atypiques » avec des amis : le Nuage (Lormont), le Tronc creux (Pessac) et la Vouivre (Ambès).

nuage

J’avoue avoir un coup de cœur pour le Nuage, situé dans le parc de l’Ermitage à Lormont. Ce refuge est très facilement accessible (même en tram), et j’apprécie beaucoup le parc où on se réveille avec la vue sur le lac et le doux chant des oiseaux, avec à quelques pas un panorama plongeant sur Bordeaux et la Garonne… De toute façon, quoi de mieux pour faire de doux rêves que dormir dans un nuage ? 😉

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tronc

Laissez-moi ensuite vous parler du Tronc creux, dans le Parc du Bourgailh à Pessac. Vous serez loin d’être seuls dans ce parc qui est fréquenté aussi bien par les promeneurs ou sportifs la journée, que par les animaux une fois la nuit venue (lesquels, je ne sais pas exactement… c’est peut-être mieux comme ça !).

vouivre

La Vouivre de la presqu’île d’Ambès est sans doute le refuge le plus « éloigné de la civilisation », bien qu’assez facilement accessible en voiture. C’est peut-être aussi le plus surprenant des refuges, enserré dans la tentacule d’un monstre (imaginaire, je vous rassure). Là encore, vous pourrez regarder le coucher du soleil ou prendre votre petit-déjeuner avec vue sur le lac : la classe, non ?

Si vous envisagez de passer une nuit dans un des refuges, sachez que le confort y est sommaire puisqu’il n’y a sur place ni eau, ni électricité. C’est certes moins pratique, surtout lorsqu’il s’agit de se laver les mains ou poursuivre la soirée une fois la nuit tombée, mais cela n’enlève rien au charme de l’opération, puisque l’idée est tout de même de se retrouver confronté à une expérience inédite qui permet d’être proche de la nature, tout en restant sur le territoire de la Métropole. Si cela peut vous rassurer, chacun des refuges dispose à proximité de toilettes (sèches) qui éviteront aux plus craintifs, en cas de besoin nocturne pressant, de ne pas redouter une attaque de loup ou une morsure de serpent (exagérer n’est pas mentir…). Il me semble que chaque refuge met également à disposition une table et des chaises pour manger dignement ou faire des parties de carte endiablées jusqu’au bout de la nuit.

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Si vous avez la nostalgie des cabanes dans les arbres de votre enfance, vous pouvez vous aussi tenter l’aventure des refuges périurbains le temps d’une nuit, c’est gratuit et assez simple. En revanche, il faut être assez réactif pour réserver le refuge tant convoité : malgré un nouveau système de réservation, les dates disponibles disparaissent en l’espace de quelques heures, ou presque… Par ici pour réserver ! (pour l’été 2015, c’est sans doute un peu tard, mais vous pouvez déjà faire des repérages pour l’été prochain)

Alors, est-ce qu’une nuit dans un des refuges vous tente ? Pour les aventuriers qui ont déjà testé, racontez-nous tout !

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