Le film « Still Alice » est l’adaptation d’un best-seller sorti en 1987 par le couple de réalisateurs Wash Westmoreland et Richard Glatzer (ce dernier est décédé en mars 2015 des suites de la maladie de Charcot). On y fait la connaissance d’Alice Howland, brillante professeur de linguistique, épouse et mère comblée, qui voit néanmoins sa vie bouleversée par l’arrivée des premiers symptômes d’un Alzheimer précoce.

Évidemment, « Still Alice » n’est pas un documentaire cartésien sur la maladie, ni un manifeste sur comment la soigner ou accompagner les personnes qui sont concernés par Alzheimer. Ce film propose avant tout des instantanés de la vie d’Alice, une sorte de « témoignage » – certes fictif – sur comment la maladie peut faire voler en éclat les certitudes que l’on peut avoir sur son avenir. Cette terrible nouvelle et ses conséquences viennent questionner le couple et les rapports familiaux : comment annoncer sa maladie, comment s’aimer quand les lendemains semblent sombres, comment rester digne quand on perd son identité ?

La construction chronologique du scénario semble évidente : on suit l’évolution de la maladie aux côtés d’Alice. Le film équilibre avec justesse les divers aspects du drame qui se joue : la mémoire d’Alice qui commence à flancher, les tensions que cela engendre au sein de sa famille, ou les détails qui montrent que la maladie progresse inéluctablement. Au milieu de tout ça, on partage également avec elle ses moments de lucidité qui sont une bouffée d’espoir pour tous, à l’instar d’un discours très fort qu’elle livre à son auditoire.

Le film s’appuie sur un casting de haut vol : Julianne Moore offre une prestation poignante, qui a d’ailleurs été récompensée par l’Oscar de la meilleure actrice en 2015. On retrouve également Alec Baldwin, dans le rôle du mari qui tente d’épauler sa femme, ou Kristen Stewart, qui incarne le rôle d’une des filles d’Alice.

still-alice-2

Pour ne rien gâcher, la bande originale du film est très belle, et assez mélancolique, comme l’on pouvait s’y attendre. Quelques extraits :

Je termine sur la bande-annonce du film :

Publicités