[ MAJ 18/09/2015 : l’image d’en-tête provient du chouette blog Les Pavés Bordelais, à qui je fais mes excuses pour l’oubli du crédit photo. Vous pouvez également lire son billet sur le Casse-tête Bordelais ! ]

Savez-vous ce qu’est un « Escape game », parfois appelé aussi « Escape room » ? Il s’agit d’un jeu d’évasion grandeur nature : vous êtes enfermé dans une pièce avec une heure pour en sortir. Les univers et scénarios sont nombreux, de la bombe à désamorcer au meurtre à élucider, avec souvent comme point commun le travail en équipe pour résoudre les énigmes. Évidemment, vous n’êtes pas VRAIMENT enfermé, et un maître du jeu peut vous donner quelques indices si vous avez du mal à avancer au fil du temps. Si l’escape game est un loisir qui s’est répandu à l’échelle mondiale et dans d’autres villes françaises depuis plusieurs années, c’est seulement début 2015 qu’il a fait son apparition à Bordeaux (et même en région Aquitaine, apparemment).

A l’occasion d’un cadeau d’anniversaire, nous avons testé avec des amis les 2 salles du Casse-tête bordelais, situé pas très loin de la place Gambetta. Pour ma part, je me suis retrouvé enfermé avec une fine équipe dans la salle « Au bonheur des dames », où nous devions résoudre le meurtre de Satine, meneuse de revue retrouvée sans vie sur la scène du cabaret (tout un programme, n’est-ce pas ?).

Tout commence par un rapide briefing par la « maîtresse de jeu », avec notamment quelques conseils pratiques : les objets marqués d’une pastille rouge sont uniquement décoratifs, et il ne faut évidemment pas commencer à soulever le parquet (ça parait peut-être bête, mais certains joueurs l’avaient déjà fait…). Vient alors le moment d’être enfermé dans la pièce, sans consigne ou indication particulière : il faut observer la pièce, examiner les photos, scruter les objets pour trouver aussi bien des indices sur les prochaines étapes, que des codes ou objets qui pourront être utiles. Je ne peux bien sûr pas vous dévoiler en détails le décor de la pièce ou les énigmes, sous peine d’être assassiné par Amandine et Jennifer, les créatrices du jeu, néanmoins je vous confirme qu’on se prend vite au jeu grâce à la décoration et à l’ambiance de la pièce. Il n’y a pas une minute à perdre, car au fil des énigmes résolues et des cadenas ouverts, de nouvelles embûches apparaissent. Pour gagner du temps, nous avons décidé que chacun pouvait partir en quête d’indice (la pièce n’est pourtant pas bien grande), sauf que cette stratégie fait qu’il est difficile de suivre l’avancement de « l’évasion » et nous nous éparpillons… Plus le temps passe, plus la pièce est jonchée d’objets déplacés, photos ou autres accessoires, ce qui peut donner lieu à ce genre de conversations :

– Hééé mais j’avais pas vu qu’il y a un briquet, ça doit bien servir à quelque chose, quelqu’un a pas trouvé une bougie ???
– Ah non, c’est mon briquet ! (le mec qui s’installe, tranquille)

Malgré cette équipe de choc, nous avons « coincé » sur certaines énigmes à plusieurs reprises : ce cas de figure est bien sûr prévu, puisque des caméras permettent d’observer l’avancée de l’équipe et une tablette numérique vient alors afficher quelques indices pour vous remettre sur la bonne piste. Après bien des efforts, nous sommes parvenus à sortir de la pièce une dizaine de minutes avant le gong fatidique (OUF, l’honneur est sauf), mais notre maîtresse de jeu nous a confié avoir ri à plusieurs reprises en écoutant nos conversations, je ne sais pas trop comment interpréter cette remarque ! 🙂

Les commandements du Casse-tête bordelais
Les commandements du Casse-tête bordelais

Nos comparses qui ont essayé l’autre salle « In vino veritas », sur la thématique du vin (on est à Bordeaux, quand même…), sont parvenus à sortir de la salle dans un temps record, il faut dire qu’ils ont grillé quelques étapes sans le vouloir, mais ont réussi à « retomber sur leurs pattes », chanceux qu’ils sont ! En effet, une bouteille de champagne vient récompenser chaque mois les détenteurs du temps record d’évasion pour les 2 salles, voilà une raison de plus de relever le défi…Une petite remarque : même si les salles sont assez « immersives » par leur décoration, et que vous pouvez rapidement vous sentir la carrure d’un-e Sherlock Holmes, il ne s’agit pas précisément de mener une enquête de A à Z, mais plutôt de trouver les moyens de sortir de la salle en résolvant des énigmes ou grâce à des clés (oui, un peu comme dans Fort Boyard).

Bilan des courses : le Casse-tête bordelais est un divertissement que je recommande, puisqu’il combine habilement défis de réflexion (l’enquête), travail d’équipe (avec du rire à la clé) et suspense (60 minutes… tic tac tic tac…).

Il faut compter une vingtaine d’euros par personne pour participer au Casse-tête bordelais (le tarif est dégressif selon le nombre de participants, on conseille d’être entre 3 et 5 personnes par salle). Nos « maîtresses de jeu », dont l’accueil est très sympathique, semblent prévoir que les salles changent régulièrement pour ne pas lasser les amateurs.

Pour en savoir plus ou réserver, rendez-vous sur le site du Casse-tête bordelais.

Je conclus ce billet avec le bon cadeau que j’ai « bricolé » pour l’anniversaire d’une amie :

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